Après une incursion meurtrière des ADF dans la nuit du vendredi 07 au samedi 08 Août 2026 ayant coûté la vie à 13 civils et d’autres dégâts collatéraux au village Banana et Bandisolo, entre 20 et 25 kilomètres à l’ouest de Mambasa centre , axe Kisangani, l’organisation non gouvernementale de défense des droits humains, Protection Plus, exige des autorités une protection réelle et efficace des populations civiles.
L’ONGDH Protection Plus en territoire de Mambasa se dit être profondément préoccupée de l’escalade de violence, attribuée aux rebelles ADF le week-end dernier à Banana. Selon l’organisation, les alertes de la population sur une présumée présence des rebelles ADF dans le groupement Babombi et Bapongomo en chefferie de Babila Babombi n’ont pas été prise en compte afin d’épargner les populations des actes terroristes.
Face à cette situation devenue insurmontable, l’organisation appelle les services ayant la sécurité dans leur attribution à s’auto évaluer sérieusement avant toute autre évaluation, à tirer les leçons des échecs constatés et, si nécessaire, à repenser et adapter leurs stratégies de protection des civils.
<< Nous demandons aux autorités nationales et provinciales de faire preuve de sensibilité face à la souffrance de la population du territoire de Mambasa. La sécurité des civils doit constituer une priorité absolue >> , a laissé attendre, Maître John Vuleverio Musombolwa, Coordonnateur de l’ONGDH Protection Plus.
Précisons que des attaques ADF ont été notifiées en chefferie de Babila Babombi depuis le mois de juillet dernier. Des sites miniers du groupement Bakaeku se sont vidé de leurs exploitants artisanaux aux côtés des exploitations agricoles devenues désertes. Le chef-lieu du territoire de Mambasa abrites de centaines des familles déplacés dont la plupart vivent dans des familles d’accueil dans des conditions extrêmement difficiles.
Rédaction