octobre 30, 2026

De plus en plus, le débat autour du changement de la constitution en République Démocratique du Congo fait couler encre et salive, surtout à ce moment où une partie du territoire national est sous occupation des rebelles de l’AFC /M23. Pour l’expert en sciences politiques et administratives, le Chef des Travaux Didier Likel, le moment n’est pas appropriée pour relancer le débat autour de ce sujet critique qui demande des analyses bien spécifiques.

Dans une interview exclusive accordée à Congo News 24.net ce Vendredi 03 Juillet 2026, ce Chef des Travaux indique que le changement de la constitution, ne peut se faire que dans un climat de dialogue inclusif avec toutes les forces vives de la nation, quelles soient de l’opposition armée et non armée, société civile, gouvernement, bref de toutes les parties prenantes.

Pour lui, changer la constitution alors qu’une grande partie du pays est sous occupation rebelles est une anomalie constitutionnelle. Il encourage le pouvoir en place au respect de l’article 220 de la constitution qui n’accorde que deux mandats au Chef de l’Etat. Vouloir changer la constitution à presque deux de la fin de son exercice est incompréhensible.

<< En changeant la constitution, c’est le glissement pour un troisième mandat et le début de la dictature. J’appelle à la responsabilité de ceux qui pensent qu’ils peuvent changer la constitution pour leur intérêt. L’article 220 est irréversible >>, a laissé entendre le Chef des Travaux Didier Likele.

Précisons que le changement de la constitution ne peut s’effectuer pendant que le pays est en guerre, surtout qu’une partie non négligeable de son territoire est sous occupation des forces rebelles appuyer par le Rwanda voisin. Malgré ça, la loi sur le référendum a été majoritairement adopté par les députés nationaux de la mouvemence présidentielle à l’absence des députés issus de l’opposition qui avait boycotter de prendre part à des séances plénières relatives au changement de la constitution.

Nicaise Ngumbi Evemecre

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